par
Gérard HOLDRINET
Pourquoi cette hystérie
qui entoure le phénomène du sida en Afrique ? Dans lédition
du Monde Diplomatique daoût 2002, par exemple, on y trouve une
pièce intitulée "Vivre à Soweto avec le sida"
(1). Or, en la parcourant, ce qui surprend, à limage de tant
dautres articles à ce sujet, cest la forte dose démotion
et le peu de réflexion lucide sur les incohérences, pourtant
évidentes, de la science du sida. Car on peut aussi voir dans ce sida
une éclatante manifestation dhystérie collective, comme
souvent il y en a eu dans lhistoire, phénomène qui relève
bien plus de la peur et, en très grande mesure, des machinations de
grands ensembles bureaucratiques et commerciaux que de la science véritable.
En effet, on ne peut que sétonner de labsence de regard
critique sur les prémisses fondamentales qui voudraient quun
virus soit à lorigine dune crise dimmuno-déficience
en Afrique, et du peu dimportance que lon porte à dautres
facteurs, pourtant évidents, pour expliquer les crises sanitaires que
lon constate sur toute létendue du continent.
Là où ont lieu les délibérations sur le sida en
Afrique à des niveaux élevés des administrations publiques
(2), à lévidence on sévertue parfois à
voir un peu trop dans toute maladie endémique dont les symptômes
cliniques sont indifférenciés des symptômes du sida, loeuvre
dun sinistre virus (3). En suivant de près les travaux et les
délibérations des programmes nationaux de lutte contre le sida,
on ne peut plus être surpris si les taux de séropositivité
affichés sont souvent, sinon toujours, cuisinés de toutes pièces,
tant il nexiste pas, même en Afrique du Sud, de mécanismes
de dépistage fiables et générant des données permettant
de faire des projections le moindrement crédibles (4). La séropositivité,
dans des pays pauvres, est plutôt le signe que le porteur est affligé
de multiples pathologies parmi lesquelles certaines produisent des anticorps
qui réagissent positivement avec les tests non spécifiques du
VIH. Ceci est généralement reconnu et peu contesté. Or,
les projections produites, et largement diffusées, que ce soit par
les agences nationales de lutte contre le sida ou encore par lOMS (5)
à partir de statistiques des plus discutables, sont peu représentatives
dune quelconque réalité sur le terrain. Par ailleurs,
le démultiplicateur quutilise lOMS pour arriver à
ses chiffres alarmants, lesquels sont pour lessentiel dérivées
à partir de taux très peu fiables relevés dans les cliniques
anténatales ici et là en Afrique, est augmenté à
chaque année (6), sans aucune raison apparente sauf celle de maintenir
une psychose autour dun phénomène qui relève, à
lévidence, plus de la fiction que de la science.
En ce qui concerne lAfrique du Sud, il existe une vive polémique
entre le Medical Research Council (MRC) et Stats South Africa (7), sur linterprétation
des chiffres "démontrant"la montée de limmuno-déficience
dans ce pays. Selon ces derniers, il nen est rien, ou du moins la preuve
reste-t-elle à faire, et les fortes variations dans les taux de mortalité
par certains groupes dâge, faisant la comparaison entre les chiffres
issus des recensements à la fin des années 1980 et ceux de lan
2000, témoignent plutôt dune augmentation du nombre de
noirs dans les relevés de population, imputable au démantèlement
de lapartheid à partir de 1994. Ceci a eu, entre autres, une
incidence certaine sur les taux de mortalité (et de natalité)
pour refléter davantage, à partir de cette période, un
profil de mortalité plus proche de celui des populations noires, majoritaires,
que celui des blancs et des asiatiques (8). Le fort taux de mortalité
dans certains groupes dâge chez les noirs, relevé avec
une certaine précision pour la première fois après le
démantèlement de lapartheid, est attribuable - hormis
à un profil de mortalité «naturel» reflétant
la condition socio-économique de ce secteur, majoritaire et relativement
pauvre de la population - surtout à la violence, comme lindique
clairement Stats SA. Il faut aussi tenir compte du fait quavec la plus
grande facilité daccès désormais des populations
noires aux services de lappareil étatique, dont les centres de
santé et les hôpitaux, il est tout à fait logique que
lon décèle plus de malades parmi ces populations.
En réalité, ce que nous voyons en Afrique du Sud, bien plus
quune pandémie dimmuno-déficience, est une «épidémie»
de justice sociale ouvrant largement pour la première fois les services
sociaux de lEtat à des populations jadis délaissées.
Quoi de plus normal, une fois révélé au grand jour, que
de sémouvoir de létat dégradé de pans
entiers de la population ayant subi pendant des décennies les brimades
et les violences de lapartheid. Lerreur est de vouloir, en dépit
du bon sens et en labsence de preuves convaincantes, imputer ce triste
constat à un seul agent biologique. Façon aussi, faut-il le
dire, pour certains de se disculper des abus dun système odieux
depuis peu remplacé par une certaine volonté déquité
et de justice de la part dun régime un peu moins inféodé
aux intérêts des minorités et au pouvoir de largent.
Pour ce qui est de la séropositivité, il nest pas déplacé
de noter que lAfrique du Sud a une économie largement basée
sur lindustrie minière, générant, comme ce fut
le cas en Europe du XIXe siècle, un fort taux de tuberculose dans certaines
populations, non pas parce quelles avaient contracté un quelconque
virus, mais simplement comme conséquence de la nature de leur emploi
et des milieux généralement insalubres dans lesquels évoluaient
les mineurs, leurs femmes et leurs enfants. Jai peu de doute que si
lon pouvait remonter dans le temps et administrer des tests aux mineurs
anglais, allemands, français ou belges de la période de la révolution
industrielle, on décèlerait une proportion élevée
de séropositifs parmi les travailleurs de lindustrie minière
de lépoque. La raison est simple ; la réaction positive
aux tests de dépistage du VIH (9) est, sans aucun doute, la conséquence,
et non la cause, dune quelconque maladie, que ce soit la tuberculose,
la malaria, lhépatite ou une autre affection.
Pour comprendre la polémique qui anime les milieux scientifiques quant
à la réelle valeur des antirétroviraux, il nest
pas inutile de connaître lhistoire de la découverte et
des essais cliniques de lAZT, et le refus subséquent de la FDA
(10) dautoriser la commercialisation de cette molécule, en raison
de son extrême toxicité et de son peu deffets dans les
applications anticancéreuses, pour lesquelles elle avait pourtant été
conçue. La logique des tenants des graves dangers que représente
ce médicament nest pas "torturée"comme le prétendent
certains, alors que les démarches pour en faciliter laccès
aux séropositifs, majoritairement homosexuels, noirs et toxicomanes,
dans les années 1980, bien après ses premiers déboires
comme chimiothérapie anticancéreuse, le furent en effet, et
sont empreintes des pires magouilles entre les représentants des sociétés
pharmaceutiques et la FDA. Comme trop souvent en Amérique, la logique
de largent a eu le dessus sur le souci déthique. Sans conteste
la meilleure étude, dite de "double anonymat"dénommée
«Concorde» sur les effets de lAZT, a été menée
sur plusieurs années, à grande échelle et jusquà
terme (11), par les gouvernements de la Grande-Bretagne, de la France et de
lIrlande, dans le début des années 1990. Or il en ressortit
quil ny a aucune preuve statistique de la valeur thérapeutique
de lAZT mais damples raisons de ne pas lutiliser comme médicament.
En effet, létude Concorde démontra quil y avait
en réalité un rapport négatif entre la longévité
des sujets de létude et leur consommation dAZT. Pour le
dire autrement, ceux qui consommaient lAZT, plutôt que le placebo,
avaient un taux de mortalité plus élevé. Pourquoi alors
vouloir à tout prix défendre lindéfendable et passer
sous silence des études scientifiques crédibles - Concorde nest
pas la seule - dégageant des conclusions contraires à ce que
lon avère être des vérités immuables ? Se
pourrait-il que le pouvoir des sociétés pharmaceutiques y soit
pour quelque chose ? En réalité, il existe une littérature
scientifique de haut niveau, abondante et amplement documentée, qui
étaie les effets extrêmement nocifs de lAZT et des trithérapies
dites antirétrovirales.
Les régions que lon considère comme le creuset de la "pandémie
africaine" du sida, décimées comme elles le furent par
des guerres, par lanarchie, en Ouganda par exemple, ne souffrent pas
tellement dune crise dimmuno-déficience généralisée,
mais sont plutôt victimes des ravages de la pauvreté, de la déliquescence
des structures et des systèmes sociaux étatiques et donc sanitaires,
explication plus simple, infiniment plus crédible et moins simpliste
que lhypothèse, qui reste à démontrer, dune
pandémie dorigine virale (12). Nul besoin en effet davoir
recours à un virus, qui, sans jamais avoir été isolé
selon les normes scientifiques universellement reconnues, telles quétablies
à lInstitut Pasteur en 1973, encore moins à une infectiosité
jamais démontrée dans le respect du Postulat de Koch, démarche
scientifique pourtant incontournable, pour expliquer la crise de santé
qui fragilise le continent africain.
Sur le plan sanitaire, hormis les guerres, lAfrique souffre surtout
des séquelles des programmes dajustements structurels et des
conséquences perverses de lidéologie du néo-libéralisme,
lesquelles ont dévasté les systèmes de santé,
déducation, et daide sociale dans leur ensemble, au nom
de mesures conçues, bien que pas toujours avoué, pour répondre
aux seuls intérêts des créanciers et des investisseurs
internationaux, plutôt que par souci de subvenir aux besoins des plus
vulnérables, des démunis et des laissés-pour-compte.
Les coupures sauvages dans les budgets sociaux des pays en défaillance
de liquidités imposées avec une rigueur renouvelée depuis
lère Reagan-Thatcher, la marche forcée vers des économies
«libéralisées» et les guerres civiles et régionales,
expliquent demblée la crise de santé que traverse lAfrique.
Trop facile, et trop peu honnête, que de balayer sous le tapis les violences
à répétition dun système déchu, et
les machinations des constellations politico-commerciales et de leurs suppôts
africains, pour tout mettre, comme par magie, sur le dos dun agent biologique
par ailleurs quasiment indétectable. La crise de santé que traverse
lAfrique nest quune facette de la crise de justice sociale
qui ébranle tout le continent, une manifestation parmi tant dautres
des déprédations des puissants sur des populations vulnérables,
parce que mal informées, et vivant dans des conditions de pauvreté
grandissante, insalubres, angoissantes et dangereuses.
Ce qui étonne, en fin de compte, par rapport à ce que lon
nous dit sur le sida, cest autant la relative ignorance des idées
fondamentales de la science biologique (auxquelles la science orthodoxe du
sida fait souvent violence), de la part des personnes autrement bien informées,
que le fait que tout ce que lon dénomme «sida» nest
vraisemblablement quune erreur de perception, de phénomènes
qui admettent, dans tous les cas, des explications plus élégantes,
et peut-être plus banales, mais moins politiquement correctes portant
comme elles le font un regard accusateur vers les grands ensembles bureaucratiques,
commerciaux et médicaux. Nul besoin davoir recours à une
théorie de conspiration. Le justement célèbre livre de
C.P. Snow sur les Deux cultures, faisant état du gouffre qui
sépare trop souvent les adeptes des sciences sociales et des humanités
de lunivers scientifique, fournit une partie de lexplication de
cette hystérie dépourvue de fondements. Pour bien cerner le
phénomène du sida, il est en effet utile davoir les pieds
dans les deux camps ou, disons plutôt à linstar de C.P.
Snow, dans les deux cultures, car il faut comprendre autant les thèses
dIvan Ilitch sur les dérives des bureaucraties par exemple, les
phénomènes socio-économiques qui façonnent en
bonne mesure les vérités par lesquelles nous vivons, que la
notion de linvalidité, et, en conséquence, linadmissibilité
dune définition relevant dune logique circulaire et donc
invérifiable selon les canons de la science.
Il serait surprenant, par ailleurs, que les groupes dintérêt,
cherchant à tout prix à déverser leurs produits plus
que douteux sur un continent vulnérable, tiennent plus à coeur
le bien-être des populations africaines que celui de leurs propres actionnaires.
En effet, rien nexclut à priori les groupes médico-pharmaceutiques,
entre autres, de la susceptibilité aux abus de confiance et à
la corruption, voire à la destruction, y compris de vies humaines,
tels quévoqués dans un article de Denis Duclos (13), sur
"Les patrons fraudeurs et tueurs fous". Dans une époque où
toute une classe capitaliste, et ses relais dans les administrations étatiques,
se prête aux plus sordides grenouillages, et ce à très
grande échelle, où les incohérences de lévangile
sur la sagesse des marchés et de ces pratiques répréhensibles
défraient les chroniques des médias de toute la planète,
même les plus asservis au pouvoir, il serait en effet surprenant que
les groupes qui sinvestissent dans lindustrie du sida, quils
soient issus des secteurs privés, publics ou relevant de la société
civile, savèrent exempts de reproches et immunisés contre
le virus infectieux et difficilement guérissable de la cupidité.
Comment ne pas voir que les mensonges à répétition et
les lâchetés des grands médias, mille fois dénoncés
et mille fois documentés par Chomsky entre autres, là
plat ventrisme coutumier de ces grands ensembles médiatiques devant
largent et le pouvoir, dont ils sont eux-mêmes lémanation,
comptent aussi pour beaucoup pour expliquer les errements dans un secteur
qui regorge dargent (14), qui sabreuve, tout comme lindustrie
de la défense entre autres, de la peur, de linsécurité
et de la désinformation systématique.
Je propose, en guise de conclusion, quil y a un besoin urgent dune
couverture plus équilibrée dans les reportages sur le sida,
que les revues qui sy intéressent ouvrent aussi leurs pages à
dautres points de vue, car personne ne détient la vérité
absolue, constat qui nexclut pas les virologues (15) lorsquil
sagit du sida. Je ne prétends à aucune vérité
révélée et mesure les limites de mes propres connaissances
; je ne suis pas tenant des théories de conspiration pour expliquer
ce que je considère une erreur grave dappréciation quant
aux prémisses de ce phénomène, défendues maintenant
tant par veulerie que par conviction; je ne mets pas en question lintégrité
de la grande majorité des gens qui travaillent dans lunivers
richissime du sida, quils soient chercheurs, administrateurs, travailleurs
sur le terrain ou autres. Il reste cependant que, de mon expérience,
trop de gens qui oeuvrent dans ce domaine, ou qui en font le relais médiatique,
sont fort mal informés sur les controverses et les incohérences
de la théorie fondatrice de la "science" du sida, peu enclins
pour des raisons que lon imagine à porter un regard trop critique
sur ce phénomène et les raisonnements alambiqués en guise
dexplications qui le sous-tendent, sur la furtivité du virus
par exemple, sur ses exploits qui défient le simple bon sens, sur ses
étonnantes capacités de plasticité lui permettant de
se transformer en autre que ce quil est sans jamais pour autant perdre
son essence maléfique, et de se comporter différemment selon
la race et la nationalité du porteur. Inutile, je pense, de faire le
rapprochement, tant la comparaison est évidente, aux raisonnements
moyenâgeux, voire scolastiques, quant aux ruses quemployait le
malin pour détourner les stratagèmes des gens bien pensants
dune autre époque. Comme il en existe dans tout domaine scientifique,
quil ne faut dailleurs pas confondre avec la religion et ses vérités
absolues puisquinvérifiables, ainsi le sida admet-il dautres
façons de voir, et il est grand temps quil y ait un débat
véritable, non seulement dans les pages virtuelles et relativement
inaccessibles de lInternet, surtout dans les pays pauvres, mais au vu
du grand public, sur les paradoxes et les incohérences de ce phénomène
qui relève davantage dune hystérie collective issue de
lignorance, savamment entretenue par des grands ensembles au profit
de certains mais au péril des populations, que dune solide raison
scientifique.
Gérard Holdrinet est politologue de formation, mais travaille, depuis 1974, dans le domaine du développement international et de laide humanitaire. Il vit présentement en Afrique, où il a pu assumer la charge de missions dONG internationales nord-américaines entre 1986 et 1989, et de 1996 jusquà présent.
1. Suivant de quelques
pages un article sur "Les patrons fraudeurs et tueurs fous".
2. Ayant eu la responsabilité de programmes de prévention financés
par des bailleurs internationaux il mest arrivé de participer
à de telles discussions mais aussi de suivre de près les délibérations
et les raisonnements intéressés qui sous-tendent trop souvent
les taux affichés, fantaisistes, de séropositivité.
3. En vertu de la définition, circulaire, du sida, il est impossible
valider la thèse du rôle de la séropositivité comme
cause de maladies qui sont par ailleurs indifférenciées de conditions
cliniques imputables aux pathologies traditionnelles, telles la tuberculose,
la malaria, lhépatite B, etc. Ceci en soi est une grave atteinte
à la rigueur scientifique, car une définition qui interdit la
possibilité dinvalidation dune certaine hypothèse
par expérimentation relève plus de la foi que de la logique.
Or la définition du sida, selon le Centre for Disease Control, tient
que toute condition de pathologie imputable au VIH - bien quen tous
les cas pouvant exister indépendamment dune séropositivité
- accompagnée dun test séropositif, est la "preuve"que
le VIH est la cause première de la maladie. Autrement dit, il est impossible,
par définition, dimputer à une autre cause toute maladie
attribuée au sida, affectant un individu testant positif. Je propose,
sur ce point précis, une lecture des études statistiques de
Vladimir Koliadin sur la séropositivité et les taux de mortalité
en Ouganda, qui démontre linanité de ce raisonnement.
4. Notons aussi que selon le protocole de Bangui de 1987, toujours en vigueur,
il suffit, pour être déclaré «sidéen»
en Afrique, de manifester certains symptômes cliniques dans tous les
cas pouvant être imputés à dautres maladies, sans
même quil ny ait preuve de séropositivité.
Autrement dit, on peut être "sidéen"sans être
séropositif, condition pourtant sine qua non pour être atteint
de cette "maladie".
5. Qui tient par ailleurs un double langage, selon que leurs statistiques
sont destinées aux grands médias dinformation et au grand
public ou aux groupes et individus ayant le privilège daccès
à leur Weekly Epidemiological Record (publié sur une base annuelle
et non hebdomadaire). Par exemple en Egypte, depuis 1982, le WER dénombre
quelque 200 cas dimmuno-déficience, et seulement 726 en Afrique
du Sud pour la seule année 1996 et guère plus de 12 000 depuis
le début de la "pandémie". Loin des chiffres affolants
trop facilement colportés. Il en est de même pour les "orphelins
du sida".
6. Tout comme lest par ailleurs la période dite latente du «virus»
augmentant, plus ou moins, dun an avec chaque année qui passe,
façon «dexpliquer» la non-traduction des taux, fantaisistes,
de séropositivité en Afrique et ailleurs, en véritable
raz-de-marée de mortalité.
7. Statistics South Africa, administration chargée des données
sur les populations de la République, branche du Home Office.
8. Auquel il faudrait rajouter le constat, banal, quà partir
de 1994, Stats SA, en comptant plus de noirs, compte donc aussi plus de morts
et de naissances. Par exemple, dans un pays qui accuse une baisse continue
du taux de natalités réelles, les chiffres de lan 2000
dénotent une augmentation de 36 % de naissances comparé à
1995, chiffre illusoire relevant essentiellement dune meilleure saisie
de données sur les natalités parmi les populations noires, maintenant
que leur droit de citoyenneté, et donc de figurer dans les statistiques
officielles du pays, ne leur est plus dénié. La même logique
sapplique aux statistiques de mortalité, qui accusent, eux aussi,
une augmentation statistique ne se traduisant pas en une augmentation concomitante
du taux réel.
9. Que, par ailleurs, lon ne décèle jamais en quantité
suffisante même en phase latente, et encore beaucoup moins dans sa phase
active, cest-à-dire destructrice, que ce soit dans les cellules
lymphocytaires ou ailleurs dans lorganisme, parmi les gens atteints
de limmuno-déficience, même à un stage très
avancé de la maladie.
10. Food and Drug Administration, des Etats-Unis.
11. Fait plutôt rare dans la recherche sur lefficacité
de lAZT et des antirétroviraux, surtout si ces recherches, comme
cest trop souvent le cas, sont menées ou financées par
les sociétés même qui en détiennent le brevet et
en souhaitent le droit de commercialisation.
12. Les articles de Christian Fiala sur la définition "large"du
sida en Ouganda, pour englober, à peu de choses près, les maladies
endémiques aux symptômes indifférenciables de ceux imputés
à limmuno-déficience, sans même apporter le moindre
élément de preuve de séropositivité, sont tout
à fait révélateurs dune démarche qui dépasse
largement les frontières de lOuganda.
13. Le Monde Diplomatique, août, 2002.
14. Ladministration américaine à elle seule, depuis la
"découverte" du virus du sida, aurait dépensé,
entre le National Institute of Health et le CDC notamment, et en financement
de recherche, une somme avoisinant les 100 milliards de dollars. Etonnant,
par ailleurs, que ces gigantesques ressources nont pas encore réussi
à isoler ce "virus"et moins encore à en prouver son
infectiosité dans le respect des règles de la science universellement
reconnues. Et comment interpréter la futilité de la recherche
sur un vaccin ou même sur des médicaments véritablement
utiles ? Combien de milliards devront encore être déversés
sur ces recherches à lévidence stériles avant que
lon commence à sinterroger plus sérieusement sur
la théorie de létiologie virale de limmuno-déficience
?
15. Leurs recherches, complètement infructueuses, sur une étiologie
virale du cancer, menée à coups de milliards et sur de longues
années, devrait servir davertissement quant aux dangers de trop
rapidement miser sur des explications réductrices de phénomènes
biologiques complexes. Ce nest pas non plus par hasard que la "découverte"dun
rétrovirus du VIH coïncide, à peu de choses près,
avec la perte de vitesse, et de financement, des recherches depuis largement
délaissées, sur un lien de cause à effet entre une quelconque
entité virale et le cancer.
© Votre santé - Décembre 2002