La guérison ésotérique(1) dun cancer
par le Pr Bernard Herzog
II y a plus d'un an que je n'ai revu cette patiente, arrivée initialement
avec un turban pour masquer sa calvitie secondaire à la chimiothérapie.
En proie à un cancer du sein, cette jeune femme a retrouvé le
chemin de la vie. Elle a donc cessé toute chimiothérapie et son
état de santé s'est amélioré au point qu'elle a
pu concevoir un nouvel enfant sans le moindre signe de récidive. Que
pense l'inconscient de cette situation ?
Rêve n° 1 : mars 2000
« Il fait un temps splendide. Je roule en vélo, tranquillement,
sur une route de campagne bordée darbres à ma gauche et
dun marais à ma droite. Ce marais a la particularité davoir
été parfaitement bien nettoyé au fond et sur toute sa hauteur
et vidé de son eau. Des plantes reposent sur son lit, bien disposées,
en attente dêtre piquées. Japerçois le Pr Herzog.
Il a la faculté de survoler le marais et de se poser dun côté
ou de lautre pour le contrôler. Il paraît satisfait. Je poursuis
ma balade à vélo. Là, le marais a été replanté.
Plus loin encore, il a été remis en eau, une eau très claire
et limpide qui me permet de distinguer les plantes vivant sur son fond. Il ny
a pas de lentilles, pensai-je. Il ny a pas de lentilles, mais elles seront
propres et bénéfiques au marais.
Au bout du marais, je trouve un bassin séparé en trois bacs. Cela
ressemble à un bassin de décantation, mais celui-ci est beau,
parfaitement neuf et propre. Je quitte le vélo et circule à pied
entre les trois bacs, sur les passerelles. Une jolie petite fille de cinq à
six ans me rejoint. Je la connais. Nous nous dirigeons au-dessus du bassin,
au fond à gauche. Il en sort une vache en grande partie blanche, tachetée
de noir. Elle fait peur à la petite fille que je mempresse de rassurer.
Cette vache na rien dun monstre, elle ressemble à un personnage
de dessin animé. La petite retrouve sa sérénité.
»
« Mon avenir na
plus rien dun marécage boueux puisquil a été
vidé, nettoyé, replanté, son eau sale évacuée
et le voici remis en eau propre.
Au bout, il y a un bassin de décantation neuf, propre, une vache blanche
et noire.
En Inde, la vache est sacrée. En Europe, elle produit du lait, est-ce
mon image ? Elle ne ressemble pas réelle puisquelle ressemble à
un personnage de dessin animé. Elle est blanche et noire, ce ne sont
pas des couleurs de la vie ! »
La vache Gaïa, la mère, les grands-mères jusquà
la déesse mère. La rêveuse a un vieux contentieux avec sa
propre mère, un véritable chêne invasif, très autoritaire
: bref, une mère, phallique, à tendances transsexuelles ; son
père était totalement effacé dan le couple parental (2).
La rêveuse a une relation physique satisfaisante et sa renaissance est,
là, bien présente sous forme dune jolie petite fille de
six ans.
Rêve n° 2, avril 2000
« Je palpe mon sein droit, je sens une petite boule, à nouveau
une petite tumeur. »
« Au réveil,
jai palpé mon sein, il ny avait rien. La veille de ce rêve,
une soeur de la Communauté de sainte Thérèse ma demandé
ma perruque afin de se faire opérer incognito dans une clinique dune
tumeur au mollet droit.
Même si cette soeur ma certifié, avant lopération,
que sa tumeur nétait pas cancéreuse, je ressens, chez elle,
beaucoup de négativité, comme si je voyais la mort en face. Malheureusement,
je crois ne rien pouvoir pour elle car elle ne veut ni se remettre en question,
ni réviser son alimentation, ni discuter la médecine traditionnelle.
Cette soeur me fait peur, cest mon angoisse qui ressort dans ce rêve.
»
La rêveuse a hérité dun aspect bonne soeur
à la suite dune éducation catholique assez étriquée,
que sa chère mère et ses éducateurs lui avaient confortablement
structuré. Il en a résulté une tumeur au mollet droit,
une amputation de sa relation au masculin, ce qui avait entraîné
des réactions assez houleuses dans son couple. Désormais, ces
problèmes sont réglés. La perruque vient lui remémorer
la perte des cheveux due à la chimiothérapie. Cétait
aussi un programme négatif car, lorsquon a été éduqué
dans la négation de soi-même, le culte sacrificiel, on court, bien
sûr, chez le boucher ou après des thérapeutiques agressives
et destructrices. Cest une constante de notre époque, linclinaison
habituelle chez la grande majorité des malades du cancer.
Rêve
n° 3, août 2000
« Mon fils est allongé sur son lit, il nest pas couvert,
il repose sur le dos, sur un drap-housse jaune poussin.
Je suis allongée dans mon lit à côté dun cousin
germain, il me caresse. Je le caresse, je ne veux pas faire lamour avec
lui, alors il se masturbe. Après quoi, il sessuie avec un mouchoir
en papier.
Le lendemain, je prends bien soin de ramasser le mouchoir afin que mon mari
ne saperçoive de rien. »
« Etre mère
mintéresse davantage, en ce moment, quêtre épouse.
Le masculin ne me passionne pas. Je laisse mon cousin se débrouiller
tout seul et je fuis mon mari. »
En linterrogeant, on apprend que ce cousin avait dix-huit mois de différence
avec la rêveuse. Il a été élevé avec elle,
il était un véritable frère pour elle. Nous sommes donc
devant un sentiment, pourrait-on dire, super oedipien car le lien
frère sur est bien plus puissant que celui existant entre le père
et sa fille. Comme sa mère était toujours malade, très
hypocondriaque, la rêveuse allait régulièrement chez sa
tante, laquelle avait un fils avec lequel elle fut élevée.
On voit, dans ce rêve, seffectuer lentement la différenciation
du masculin, dabord projeté sur le fils demeuré inclus dans
le territoire matrilinéaire, à lhorizontale avant de lêtre
sur le mari.
Rêve n° 4, 26 août 2000
« Je passe la main dans ma coiffure. Je perds mes cheveux. Un certain
nombre dentre eux est resté dans ma main. Cela ne maffole
pas du tout, je me dis que cest loccasion de les renouveler. »
« Je me prépare
à faire un pas en avant du point de vue de mon mental : abandonner danciennes
idées au profit de nouvelles conceptions. »
La perte des cheveux, cest aussi la perte des idées fixes, des
désirs impérieux. Dans la vie, il est toujours bon de changer
didées ou de direction quand on sest confronté à
une difficulté insurmontable.
Rêve n° 5, 27 août 2000
« Je me promène avec une amie dans un grand parc où se
trouve un lac. Lherbe est bien verte, il fait beau. Ce nest pas
la première fois que je prends plaisir à me promener dans ce parc.
Mais, cette fois-ci, mon amie me dit avoir découvert, depuis ma dernière
visite, des propriétés très riches à leau
du lac. Elle me demande donc den prendre grand soin et den user
avec modération. Ensuite, je visite un beau château dun style
moyenâgeux mais parfaitement entretenu et rénové.
Je me vois dans une chambre dhôtel. Un couple damis doit venir
me rejoindre. En les attendant, je remets mes cheveux en place. Je suis allée
chez le coiffeur, et jai besoin dun coup de peigne afin de remettre
mes cheveux mi-longs en forme. Pour cela, je massois sur le grand lit
deux places. Lhomme, mon ami, entre dans la chambre. Je lui cède
ma place et je vais dans la salle de bain poursuivre ma coiffure. Je choisis
de prendre la petite salle de bain et la petite chambre, laissant ainsi au couple
la grande salle de bain et la grande chambre.
Puis, je pense à une femme, peut-être celle quattend mon
ami. Je lui déconseillerai de faire la visite du lac suivie de celle
du château, car le chemin me semble facile pour moi mais je le juge beaucoup
trop long pour elle. »
« Le parc, cest
ma vie. Leau du lac, devenue bonne, est maintenant une eau aux propriétés
très riches. Le château est une grosse maison qui commande le village
: mon mari ou moi-même ? Leau du chat, cest lautorité
matérielle, maternelle, un deuxième utérus peut-être
! Il est dun style moyenâgeux mais parfaitement entretenu et rénové,
donc solide, mais manquant certainement douvertures.
Le couple damis, est-ce mon masculin, mon féminin, mon mari, moi-même
? La femme à laquelle je pense pourrait être la femme que je laisse
derrière moi, celle qui nest pas présente pour son mari
: elle nest pas dans la chambre. Cest pour cette raison que jéprouve
le besoin de remettre mes cheveux, donc mes idées en place, dans la salle
de bain : il y a là une idée de nettoyage. »
La rêveuse revient de chez son coiffeur, ses cheveux ont repoussé,
elle a remis de lordre dans sa façon de concevoir le monde. Elle
ne connaît pas encore limage du quaternion, évoquée
par Jung : il sagit de son reflet et celui de son masculin dans linconscient.
Le Moi, dans le champ de conscience, est toujours plus petit que la structure
retrouvée dans linconscient.
Rêve
n° 6, 28 août 2000
« Je vais faire un séjour dune huitaine de jours avec
mon mari dans un hôtel. Nous traversons le restaurant. Jobserve
ce que les gens mangent ; je remarque tout : les plats, les soufflés,
les pains avec pépites, etc., tous les menus sont confectionnés
avec du chocolat. Puis, nous montons dans les étages découvrir
notre chambre. Nous arrivons, par la droite, dans une grande pièce composée
de trois lits alignés pour deux personnes, puis, à gauche, un
lit dune personne, pour notre fils.
Pour des raisons pratiques, nous occuperons donc le grand lit le plus à
gauche, cest-à-dire celui qui est le plus près de lui. Je
minquiète de savoir si nous serons le seul couple à occuper
cette chambre. On me répond que le lit le plus à droite sera également
occupé. Alors, je lève les yeux au plafond et japerçois,
à ma grande satisfaction, des cloisons mobiles, rangées le long
du plafond. Le système permet de les descendre à volonté
et de sisoler ainsi les uns des autres.
Cette chambre me semble chaleureuse ; elle est habillée de tentures sur
les murs et les cloisons assorties au-dessus du lit, le tout dun style
un peu vieillot. Je crois quil y a des fenêtres à droite
et à gauche. Mon mari et moi, nous commençons par ranger nos affaires
dans la salle de bain, située au pied de notre lit. Cette petite pièce,
toute en longueur, munie seulement dun lavabo, ressemble à un débarras
: elle est encombrée de choses et dautres empilées sur près
de la moitié de sa surface, sur notre gauche, et également à
gauche du lavabo. »
« Lhôtel est le lieu où plusieurs personnes vivent,
une sorte de collectivité. Je retrouve souvent du chocolat dans mes rêves.
La description de la chambre donne une ambiance feutrée mais un peu vieillotte.
Mon fils, cest mon renouveau, il a une place à côté
de notre grand lit. La salle de bain est encombrée. De plus, il ny
a quun lavabo. Jai donc, en ce moment, beaucoup de choses à
nettoyer dans peu despace. »
A cette date, le problème principal de la rêveuse est de sextraire
de lopposition de la dualité, bref, de réaliser le de
uno, de deux, faire un (3). On lui a enseigné que le masculin et
le féminin cohabitaient en parallèle, une forme de conception
où chacun reste confronté à son nombril et à son
passé, à ses caprices, à ses pulsions, alors que le centre
de gravité du couple doit se placer exactement au centre dun triangle,
constitué par le père, la mère et lenfant ou les
enfants. Cest pourquoi il lui reste encore beaucoup de débarras
à effectuer. Il lui faut donc mettre de lordre, retrouver un équilibre
dans ce domaine.
Rêve n° 7, 30 août 2000
« Je chemine sur le long couloir dune école en direction
de la petite salle au fond dans laquelle jentre. Là, se trouve
un débarras et un bureau sur ma droite. Je cherche des affaires que mon
fils aîné aurait pu oublier précédemment. Une dame
me renseigne : Peut-être dans ces sacs plastique ? En effet,
en fouillant dans lun dentre eux, je trouve une petite salopette
bleu indigo et une chaussette. Je me dis que cest bien lhabitude
de mon fils aîné de ne laisser, à un endroit, quune
seule chaussette. »
« Lécole,
cest mon apprentissage. Mon fils représente mon renouveau. Je trouve
danciens vêtements, donc danciennes peaux, mais aussi celles
mon renouveau. Mais, je dois chercher et remettre de lordre, notamment
dans mes chaussettes. Les parties basses, les chaussettes, permettent de maintenir
les pieds au chaud. »
La rêveuse est toujours à lécole de la vie. Elle
est un peu trop liée à son fils bien plus quà son
époux. Il y a donc un manque dadhérence enter la chaussette
et le pied, ce qui évoque encore à ce moment-là une relation
physique relativement froide.
Rêve n° 8, 1er septembre 2000
« Je fais les courses avec mes parents, nous ressortons du magasin
et nous nous apercevons que nous avons oublié dacheter de quoi
manger. Alors, nous faisons demi tour et nous prenons, sur la caisse, ce que
nous trouvons, trois choses dont je me souviens : un sandwich, dans lequel je
glisse une tranche de jambon blanc. Je prends ces trois nourritures et je sais
quelles ne sont pas bonnes pour moi. Je vais ensuite chez une amie. Dans
sa maison, jinstalle mes affaires dans une chambre du fond et à
droite du couloir. Un homme entre dans la maison. Il a le sida. Nous laccueillons
et lécoutons : mentalement, il ne va pas bien du tout. Il nous
quitte pour aller installer, au bord dune route de campagne, des gros
paniers rectangulaires réalisés en fil métallique, comme
du fil barbelé. Ces paniers sont vides et semblent, extérieurement,
hérissés sur une épaisseur de dix centimètres.
Mon amie et moi sommes dans la salle à manger, assises à une table
rectangulaire, face à une grande baie vitrée, donnant sur un balcon
et sur le ciel. Autour de nous, vont et viennent plusieurs malades atteints
du sida, comme si la maison sétait transformée en foyer
daccueil.
Le premier homme nous apparaît sur le balcon, un revolver à la
main, quil tint sur sa tempe. Il tire. Nous voyons son geste mais ne réagissons
pas car nous le savions perdu.
Nous nous retrouvons seules, mon amie et moi, rangeant la maison, laérant
et la quittons. »
« Dans la première
partie, il sagit dun retour en arrière. Nous faisons des
courses dans un magasin, lieu déchange. Cela pourrait être
positif, mais en réalité, nous nen tirons même pas
une nourriture orale puisque nous oublions de lacheter. Nous nous contentons
des restes sur la caisse, nourriture matérielle mais non spirituelle.
Cette nourriture ne me paraît pas bonne. Javais de très gros
problèmes par rapport à la nourriture. Toute petite, je mangeais
très peu. Adolescente, à quatorze ans, jai perdu une dizaine
de kilos et, en même temps, je suis devenue légèrement myope.
Deuxième partie : notre maison sest transformée en foyer
daccueil pour malades. Un homme, que nous savons perdu, se suicide devant
nos yeux. Cet homme pourrait être cette partie de moi, masculine, autoritaire,
inféodée à la mère, une véritable amazone
qui ma entraînée vers la mort et qui, aujourdhui, a
disparu. Le sida est une maladie qui tue par la relation amoureuse, telle que
nous la vivions auparavant. Aujourdhui, nous avons aéré,
épuré et quitté cette maison. »
Ce rêve est tout à fait remarquable parce quil nous montre
une similitude entre le sida et le cancer. Il montre comment la rêveuse
a effectué une poussée de croissance tout à fait remarquable
pour sextraire des idées toutes faites reçues de lenfance,
ce que lon peut appeler le dais (4). Cest-à-dire lensemble
des idées catholiques ou islamistes, confucianistes ou autres protections
symboliques reçues au cours de léducation religieuse qui,
certes, mettent à labri les choses de la vie mais enferment, par
une façon sectaire, dopposer le masculin et le féminin ;
denseigner et de répandre la culpabilité de façon
systématique. Cette formation spirituelle est particulièrement
frelatée, donc pathogène.
Grâce à la poussée de croissance, on parvient à sextraire
de ces protections purement mentales mais extrêmement pathogènes.
Rêve
n° 9, 19 octobre 2000
« Mon mari moffre quatre pulls, très doux, très
chauds, en cachemire : un est blanc cassé à motifs, et deux sont
de couleur or et violet. Ces cadeaux me font plaisir. Je me dirige vers des
pontons abrités. Ma barque est partie au large. Elle sapprête
à revenir. Je lattends. Sur mon ponton des palourdes sont rassemblées.
Jaime ces coquillages.
Cest la nuit. A ma droite, sur le sable, un orchestre joue, des gens dansent.
Jai envie daller danser mais je préfère rester là
à attendre ma barque afin de ne pas manquer mon prochain départ.
»
« Mon mari mapporte
de quoi changer mes habits, mes habitudes, de quoi changer de peau. Il y a là
douceur et chaleur. Le blanc, cest la lumière ; lor est jaune,
précieux ; le violet est le repos ; quant aux palourdes, cela évoque
les fruits de la mer. Ce nest pas lourd à porter aujourdhui.
Je ne prends peut-être pas assez le temps de vivre puisque je ne prends
pas le temps daller danser. Par contre, je mapprête à
prendre un nouveau départ. »
Auparavant, la rêveuse sétait peu occupée de sa
barque, cest-à-dire de la vie de son corps, de la barque sacrée.
Maintenant, les quatre pulls offerts par le mari évoquent des enveloppements
affectifs, très chauds, très doux, à la fois reposants
et apportant une harmonie en or. Aussi, elle assume léducation
de ses deux fils en plus de son métier denseignante. Voilà
un gros travail, ce qui explique peut-être pourquoi elle na pas
eu le temps daller danser, ni de samuser.
Rêve
n° 10, 30 octobre 2000
« Je suis en vacances avec mes parents, la sur de ma mère
et son mari. Je ne veux pas déjeuner avec eux, donc je mange une tarte
chaude, une quiche lorraine, dehors, sans les prévenir. Puis, je vais
acheter de quoi glisser sur la neige. Le vendeur me conseille un grand carton
plastifié dun mètre cinquante sur cinquante centimètres.
Cest le meilleur rapport qualité prix pour bien samuser.
Jenvisage daller, cet après-midi, derrière le magasin,
sur la montagne boisée de sapins ressemblant aux Vosges. La neige y est
parfaite, dune belle épaisseur, tassée, verglacée,
juste ce quil faut pour bien glisser sans se faire mal.
Je quitte le magasin, mon carton sous le bras en direction de la maison de mes
parents. Lorsque jentre, ils préparent le déjeuner. Ils
sont inquiets de ne pas mavoir vu ce matin. En me servant un peu précipitamment
du lait chocolaté dans un verre, deux gouttes sont projetées sur
le mur de la cuisine. Je décide de boire et ensuite de nettoyer. Ma mère
me demande de faire le ménage de la maison après que tout le monde
ait déjeuné. Evidemment, je pense à ma sortie prévue,
mais vu lautorité de ma mère, je ne me sens pas le choix
de refuser et daccomplir cette tâche. Je ferai donc vite pour pouvoir
sortir rapidement. »
« Cest un retour
en arrière dans lequel je vis mal la domination de ma mère. La
neige, cest leau gelée : le chocolat, cela évoque
la chaleur, les câlins. Puis, il y a aussi lenvie de samuser,
de vivre en dehors et déchapper à lancienne cellule
familiale. »
Le gel des émotions se traduit dans le gel de leau, qui nest
plus sous sa forme courante, mais sous celle dune neige dune belle
épaisseur, tassée, verglacée. La rêveuse a hérité
dun rejet de la sexualité, il y avait donc un gel de la vie.
Elle commence à le refuser. Cest pourquoi elle ne veut pas déjeuner
avec loncle et la tante et quelle mange une tarte chaude, une quiche
lorraine, bien ronde. Elle se nourrit, désormais, de symbolique. Leau
est REINE car leau, cest la vie, la FEMME.
Elle vit très mal toute nouvelle régression près de la
cellule parentale, ce qui démontre son évolution.
On voit, dans ce rêve, comment une rêveuse échappe au marais,
à cette page où lon nourrit lentement mais sûrement,
combien léducation judéo-chrétienne de la culpabilité
entraîne la formation dun terrain propice à lexplosion
du cancer du sein. Grâce à un sérieux travail sur elle-même,
à une révision de sa coiffure, donc de ses conceptions du monde,
la rêveuse effectue un développement important, mais il lui faut
encore se vacciner des conceptions archaïques, héritées du
rôle dune mère jadis amazone, phallique, autoritaire, un
modèle dune extrême fréquence sous toutes les latitudes.
Cest pourquoi la tumeur mammaire frappe essentiellement les femmes restées
dans le sein de leur mère, dans lorbite affective, cette matrice
initiale, qui apporte, certes, sa positivité, mais aussi sa négativité.
Noublions pas que les bonnes surs font beaucoup plus fréquemment
que toutes les autres femmes, des tumeurs mammaires.
On peut se féliciter de cette évolution chez une malade du cancer
ayant décidé darrêter toute forme de thérapeutique
agressive, notamment la chimiothérapie. Malgré son jeune âge,
et malgré le fait bien connu des cancérologues, quune nouvelle
grossesse met le feu aux poudres chez les femmes jeunes, elle sest guérie.
Alors, malgré son jeune âge et le fait bien connu des cancérologues,
quune nouvelle grossesse met le feu aux poudres chez les femmes jeunes,
elle a donné naissance à un superbe petit garçon. Une autre
Grâce de la VIE !
Quand le vent souffle, le roseau plie ;
Quand le vent souffle, la mer se creuse
Quand le vent souffle, on senferme dans sa demeure
Quand le vent souffle, on espère quil sarrête
Quand le vent sest arrêté, on respire
Alors un désir naît et on croit à la vie.
(Proverbe breton)
1. Article paru dans La Foudre (2000)
B ibliographie conseillée : Alice A. BAILEY La guérison ésotérique. Traduction anglaise : J. WEISS, 1 Volume 1976 (613 p.) Ed. Lucis.
2. Limage mémorisée dune facette parentale perçue dans lenfance ne correspond jamais à la réalité, du moins mérite correction à lâge adulte. Les circonstances événementielles peuvent conditionner cette image et le sujet parvenu à son tour au stade de mère de famille peut comprendre les raisons comportementales dun parent obligé de compenser une situation initiale, elle-même évolutive.3. Lunité reconstituée ou le REBIS des alchimistes qui est à lorigine du monde hindouiste : lINDE (DE-IN).
4. Ouvrage de bois et de tissu suspendu comme un parapluie ou un baldaquin au-dessus dun personnage éminent : roi, pape, etc.